© 2019 by VALERIAN MACRABBIT.

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Wanderlandz, Valérian MacRabbit.

Publication : 12 juillet 2018

Editions : Carnets d'Askalie

Genre : Voyage / Récit / Tour du Monde

164 pages. Disponible dans toutes les librairies et en ligne.

Synopsis

"De fugaces impressions qui collent au doigt entre deux chapitres,

Un miel butiné sur mille fleurs et mille genres,

Né d’alvéoles aussi diverses et dissimilaires que les mots,

Les continents et les Hommes.

Comment – si ce n’est ainsi,

Dire le monde ?"

A mi-chemin entre le récit de voyage et le roman d’aventure, Wanderlandz prend l’allure d’une déambulation poétique, d’une invitation au vagabondage et à la fugacité, ou peut-être encore d’un étrange jeu de piste aux confins de la réalité et de la fiction.

extraits

Prologue

 

Au fil de l’écriture, pourtant, l’envie de contredire cette voix qui récite qu’il faut s’imposer, violenter, dénoncer, cette voix pour qui le monde se réduit aux frontières nationales, à ses médias, ses polémiques du moment, pour qui l’Afrique n’est que pauvreté, l’Inde se résume à la lèpre, la Thaïlande au tourisme sexuel. Qui a donc abîmé nos yeux au point de nous rendre aveugles à ce qui fait la grandeur des Hommes ?

Dans la petite maison d’Hoi An, l’écriture a soulevé plus de questions qu’elle n’en a résolues. Demeure la certitude que le futur est ailleurs et l’envie de témoigner, de parler à ceux qui ont toujours hésité à suivre la piste de l’insecte fou. Demeure le vieux centre marchand illuminé par les lampions les soirs de pleine lune, les artistes d’opéra et leurs légendes, et le partage d’un verre d’alcool de riz, au détour d’un jardin.

Intersection 

La nuit chez Madhu est longue. Les bruits de la jungle me bercent puis m’irritent. Nous nous serrons sur la petite paillasse et l’odeur de bouse s’est répandue dans toute la pièce. Soudain, un sifflement acide et rythmé se fait entendre. Je le reconnais. L’une des petites filles m’a parlé de ces fins serpents au cri strident qui peuplent la région. Il faut à tout prix les éviter car leur morsure est douloureuse. Simultanément, des coups qui me semblent sur le moment particulièrement violents s’abattent contre la tôle de la cabane. Je sens le corps de Madhu se raidir à mes côtés. Le petit Thakur, d’ordinaire vif et enthousiaste, dort profondément, enveloppé dans son lange. D’un œil discret, j’observe Madhu se relever et vérifier que la moustiquaire est bien fermée. Il allume son portable et braque le faisceau sur Thakur. Il parle doucement, comme s’il récitait une incantation ; Thakur ne lui répond pas. Pendant plusieurs minutes, il veille, lumière allumée, jusqu’à ce que le sifflement et les coups se fassent de nouveau entendre. Il frappe alors en retour contre la tôle et crie. Pendant plusieurs heures, le serpent rodera autour de la bâtisse, convoitant le corps vulnérable du petit Thakur. Crispé tel un félin, son père le protégera du mieux qu’il peut, de sa lumière, de sa voix, de son regard bienveillant. « Cet homme a mon âge, je pense, mais je me sens comme son fils. » Le jour venu, tout est oublié. A peine si Madhu mentionne la présence du serpent.

La Croisée des chemins

Loin de ces considérations,
Rendu fou par la Lune, le parfum des fleurs, une vibration soudaine
L’insecte fond et vire, inconscient des chemins tracés.
Il explore mille îles, ouvre les mers,
S’éveille aux pôles et s’éteint en Orient.
Sa trajectoire n’obéit à aucune règle,
Il fuit, atteint, choque dans une éblouissante vanité.
Nulle autre quête que celle d’être, d’avancer, toujours et encore.
Comme lui, comme d’autres,
Aux intersections je préfère les chemins de traverse,
Progressant tel un aveugle euphorique dans un monde
Qu’il me plaît de dévorer comme un enfant,
Sincère et menteur à la fois.
De fugaces impressions qui collent au doigt entre deux chapitres,
Un miel butiné sur mille fleurs et mille genres,
Né d’alvéoles aussi diverses et dissimilaires que les mots,
Les continents et les Hommes.
Comment – si ce n’est ainsi,
Dire le monde ?

Bleu

Une grande ombre, surgie de nulle part, qui déflagre l’opacité de l’eau. Elle est face à moi, à un mètre tout au plus et c’est de toute évidence vers moi qu’elle se dirige, à une vitesse impressionnante. Réduits à l’état de proie, dans ces moments où les lois ne sont plus sociales mais celles d’un ordre naturel qui nous dépasse, nous ne pensons à rien. Rien ne se passe dans notre esprit, ni réflexe de fuite, ni panique, ni chagrin. Une simple conscience de la possibilité de la mort et une montée d’adrénaline. L’acceptation sereine d’un destin auquel on ne pourra rien changer. Et de la curiosité pour ce qui va suivre, de la fascination pour la créature qui ne s’est pas encore révélée. Voilà ce qui s’est passé durant cette seconde d’incertitude. L’animal fond sur moi et me frôle. Il s’agit d’un magnifique lion de mer. Ses yeux sont curieux ; d’un mouvement vif, il apparaît et disparaît dans l’opacité de l’océan. Mon cœur bat la chamade. Je ne sais pas si je dois craindre cet animal, notoirement territorial et parfois agressif, ou l’adorer, avec ses yeux complices et son corps si gracieux que l’on a envie de serrer dans ses bras. Seuls dans l’océan, lui, et moi. Les dés sont jetés. Je reprends prudemment ma brasse sans le quitter des yeux, tout aussi fasciné qu’anxieux. Lui s’amuse, s’approche, fait des roulades, disparaît, me suit de loin, revient m’observer. Il me faut vingt minutes pour regagner la côte. Mon acolyte m’a gentiment raccompagné et continue de s’ébrouer à la surface alors que je retire mon feu-smartphone de la poche de mon maillot de bain. Je m’assieds près des iguanes et réalise ce qui vient de se produire. Ce qui s’est noué entre lui et moi dans l’opacité hostile de l’océan. Je donne mille smartphones – et accepte volontiers de risquer ma vie, pour un moment comme celui-ci.

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Chroniques

Récit d’une errance poétique, Wanderlandz s’apparente à une promenade immersive et irréelle aux confins du monde. Un voyage à travers le monde, fait de rencontres, d’expériences et de musicalité. C’est en effet au son de jolies notes que l’auteur nous convie à cet étonnant voyage, entre réalités et illusions (perdues), découvertes colorées et rencontres sincères. Un voyage poétique et philosophique à travers le monde, à la rencontre de cultures et d’univers colorés. Une oeuvre délicate qui oscille toujours entre réalité et merveilleux, une invitation au voyage, entre douceur et enchantement.

Le Blog de Yuko

Ce roman est composé de divers récits de voyages. Tu suis le narrateur tout au long de son périple à la découverte de l’humanité, de paysages, de secrets et de lui-même. D’une île polynésienne, en passant par le Kenya, Tahiti, un détour par l’Islande et l’Espagne et un décroché par L’Amérique du Sud.

Un globe-trotteur infatigable qui va vivre aux contacts des habitants, une véritable aventure humaine. Quelle soit honnête, quelle soit atypique, quelle soit burlesque, elle transpire d’une vérité aussi désarmante que touchante.

 Sur fond sonore, la balade se veut enthousiaste, parfois mélancolique mais surtout trépidante. Dans la richesse du moment, peut importe, le lieux, les inconvénients et les désagréments, ce cadeau est tout simplement magnifique. Une générosité absolument pure. La sournoiserie s’invite, laissant le narrateur quelque peu pantois et ennuyé mais sans s’en offusqué.

La liberté semble si simple au son de ces mots. Une formule magique, et hop tu es ailleurs. Les frontières n’existent plus.

 « Wanderlandz » est aussi le récit de cet homme qui se cherche sur une multitude de chemins, trouve des réponses, s’en pose d’autres. Une expérience unique qui forge l’âme des aventuriers. Une quête sur lui même, ses envies, ses doutes.

 Valérian MacRabbit a une plume juste formidable. Ses mots m’ont envoutée. Une plume poétique, philosophe agrémentée de la puissance et de l’aisance d’une écriture qui ne peut que transporter.

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Et aussi :

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wanderlandz : un projet multimedia

Comme pour l’album The Freak Parade, la diffusion de Wanderlandz souhaite s’affranchir de tout enjeu économique : il s’agit donc, grâce à un financement participatif, de proposer l’œuvre en don à des structures publiques d’intérêt culturel, telles que les médiathèques et les CDI (50 établissements fin 2018). Différents supports multimédias viennent par ailleurs compléter la lecture du livre :

- L'exposition de photographies "Wanderlandz" et les photographies de voyages liées au récit.

- Les vidéos musicales dans lesquelles il est possible de retrouver certains personnages du récit.

- L'album « Wanderlandz »Enregistré dans une dizaine de langue et sur les cinq continents, cet album compile les chansons traditionnelles récoltées au cours du tour du monde musical « The MacRabbit Music Backpacking Trip » (juillet 2016-février 2017). Il est téléchargeable librement dans son intégralité.

un projet pedagogique

Download

Livret pédagogique élaboré par deux enseignantes en collaboration avec l'auteur, conforme aux nouveaux programmes de 2019. Le dossier s'intègre à l'objet d'étude « le roman et le récit du XVIIIe siècle au XXIe siècle » en classe de 2nde mais peut être abordé en lecture cursive à tout niveau.

Expérimenté en 2018/2019 auprès de cinq classes de lycée, il est téléchargeable sur ce site.

 

Ressources complémentaires :

Carte mentale à compléter sur l'auteur.

Cours de présentation de Valérian MacRabbit (Estelle Courte).

Corpus : pour ou contre le voyage? (Maupassant).

Corpus : quelles sont les motivations pour voyager ?

Exemple de journal de lecture collectif sur Wanderlandz.

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